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DES PROPOS JUGÉS SEXISTES ET OFFENSANTS MAIS NON SANCTIONNÉS

Les Chiennes de garde défendront toujours la dignité des femmes.


Le 27 mai 2024, le Tribunal a prononcé la relaxe de François Bégaudeau.

François Bégaudeau était poursuivi pour avoir, sur son site, insulté Ludivine Bantigny, qui avait porté plainte pour diffamation sexiste. Les Chiennes de garde s’étaient jointes à la procédure, en tant qu’association luttant pour la dignité des femmes.
Le 4 avril 2024, devant la 17e chambre du tribunal de Paris, Me Sophie Soubiran a plaidé pour Ludivine Bantigny, et Me Zoë Royaux pour les Chiennes de garde.
François Bégaudeau s’est défendu en prétextant l’humour.
La représentante du ministère public a insisté sur le caractère diffamatoire et la dimension sexiste des propos de François Bégaudeau, la réduction à un objet sexuel qu’il a faite de Ludivine Bantigny « rejaillissant sur toutes les femmes ».
Voir ci-dessous les liens vers les comptes rendus de presse.

Dans sa décision, rendue le 27 mai 2024, le Tribunal a considéré que les propos de François Bégaudeau étaient « empreints de sexisme », « inélégants », « cherchant à rabaisser Ludivine Bantigny en tant que femme ». Il a néanmoins relaxé François Bégaudeau, considérant que les faits n’étaient pas « réellement » imputables de manière précise à Ludivine Bantigny.

Malgré le discours de François Bégaudeau, écrivain connaissant le sens des mots, malgré des éléments factuels clairs, malgré l’évidence de l’offense et de l’humiliation, le tribunal a considéré que l’infraction n’était pas caractérisée.

Les Chiennes de garde notent que la motivation de la décision fait état sans aucun doute d’un comportement sexiste visant à atteindre l’honneur d’une femme parce qu’elle est une femme.
La décision de relaxe n’en est que plus incompréhensible.
Les Chiennes de garde continueront à défendre la dignité des femmes


https://www.mediapart.fr/journal/france/040424/juge-pour-diffamation-sexiste-l-ecrivain-francois-begaudeau-plaide-l-humour-beauf
https://www.liberation.fr/societe/droits-des-femmes/proces-en-diffamation-de-francois-begaudeau-jai-eu-limpression-de-me-retrouver-comme-un-paillasson-sur-lequel-les-hommes-passent-20240404_LAZGTEN73FAXPARLF6AZCHHJRM/
https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/bantigny-vs-begaudeau-juge-pour-diffamation-sexiste-l-auteur-plaide-la-blague-de-beauf-mais-ne-s-excuse-pas